Polycool

Pop

France

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Depuis des années, les quatre amis d’enfance du groupe Polycool, (ayant, dans le passé, opérés sous leur ancien nom Abraxas) ont, sans le vouloir, enrichi la définition de la musique pop de la scène parisienne. Leur originalité et influences ne connaissent pas de limites, leur projet non plus : composer un album sur la vie d’un phacochère ? Oui. Un vinyle dédié à une truite bisexuelle ? Bien sûr. Inventer la religion du Seigneur Citron et en faire un album accompagné d’une bande dessinée ? Bonne idée. Parler de diarrhée et du prix du citron en direct sur France Inter ? Evidemment. 

Leurs multiples concerts (Pete The Monkey, Espace B, Pop-Up du Label, La Cigale, Le Petit Bain...) laissent, à chaque passage, un souvenir indélébile de transe pop, parsemé de confettis jetés par un homme à peine habillé d’une cagoule, sur un public suant et plein d’amour. En quelques années, il s’est ainsi créé autour d’eux une aura de folie collective. 

Polycool est, avant tout, un projet indépendant et absurde, médium au service de l’univers étrange des quatre musiciens, qui interpelle malgré sa grande complexité. “On préfère plaire énormément à 10 personnes que de plaire un peu à tout le monde” ont-ils l’habitude de dire. Leur faculté imprévisible de surprendre se retrouve aussi dans leurs clips, habituellement réalisés par Clément Métayer et Léo Schrepel, leurs grands amis et vidéastes fétiches de la scène pop parisienne. 

Leur style musical, toujours énigmatique, est formé de diverses influences mélangeant Metronomy, Late of The Pier, Connan Mockasin et tout l’univers du netlabel Tasty Morsels. C’est d’ailleurs ce curieux mélange qu’embrasse leur nouvel album Lemon Lord, une cosmogonie acidulée à venir au printemps 2019. “On a voulu croiser Dark Side of The Moon des Pink Floyd avec le dessin animé Hercule” résument-ils simplement. 

Le quatuor parisien s’est créé un style musical au service de leur folie - entre disco, pop, synth et psychédélique.

Ils n’ont pas fini de vous surprendre.