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MALIA « Young Bones » Si la fatigue, ou la négligence, vous a fait perdre le goût d’observer le ciel, alors un phénomène exceptionnel, survenu il y a 5 ans, vous aura sans doute échappé : l’apparition d’une nouvelle étoile. Pas un lointain et pâle scintillement. Pas le genre non plus à déchirer le velours d’une nuit d’un coup de griffe passionné sans lendemain, appelée « étoile filante ». Non, une vraie de vraie, qui à l’instar des plus brillantes sert de repère aux âmes troublées. Et sous laquelle tous les serments d’amour se veulent éternels: Malia.
Ce petit soleil ébauche ses premières lueurs en Afrique, dans un pays, le Malawi, dont beaucoup n’avaient jamais entendu parler avant son apparition. Malia doit entreprendre seule la plus solitaire des aventures : se construire par elle-même. Heureusement qu’elle peut s’envoler chaque soir dans sa chambre vers d’autres étoiles, plus chevronnées. La lumière de la première, Billie Holiday, est si poignante qu’elle vous aveugle. Une autre, Sarah Vaughn, irradie un désir de vivre insolent. Une troisième, Nina Simone, vous incendie l’âme d’une colère pareille à la lave d’un volcan, en rouge et noir. Et toutes lui indiquent la même direction…
Young Bones a été réalisé à Paris et en région parisienne, entre le studio d’André Manoukian et Ferber (avec l’ingénieur du son, René Ameline qui enregistra notamment la bande originale des Parapluies de Cherbourg). Sa texture sonore, où se mélangent grain jazz, soyeux orchestral et modernité électro, est une prouesse de raffinement. Young Bones est le fruit d’une collaboration entre André Manoukian et Malia qui, après 7 ans de travail en commun, atteint là toute sa plénitude. Et c’est bien la meilleure nouvelle que l’on pouvait recevoir d’une étoile.
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